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ALGUNS TEXTOS ( o lectures (im)possibles) de DERRIDA

J. JUBERT GRUART



Si havent llegit (poc, molt o gens) Derrida, hem de consultar exegetes de Derrida que assagen d'interpretar què ha volgut dir Derrida en els seus escrits/conferències, si –malgrat tot l'esforç, voluntat i atenció- continuem amb la convicció-evidència o dubte de si hem reeixit en l'empresa (doncs o bé ho expliquem de forma massa simple, i no ho és –doncs ens han dit i repetit que no ho és, de senzill- o bé no ho sabem explicar), si els dits exegetes resulten més indesxifrables que la font original,... ¿per què aquest interès en ocupar-nos de Derrida? ¿Per què algú, a qui no se l'entén, fascina? ¿Precisament, per què no s'entén?


Sobre (que cosa és) la deconstrucció

"La deconstrucció té lloc: és un esdeveniment que no espera la deliberació, la consciència o l'organització del subjecte, ni tan sols la modernitat. Allò es deconstrueix. L'allò no és, aquí, una cosa impersonal que es contraposaria al alguna objectivitat egològica. Està en deconstrucció (Littré deia: "deconstruir-se ... perdre la seva construcció". I en el "-se" del deconstruir-se, que no és la reflexivitat d'un jo o d'una consciència, resideix tot l'enigma" (Psyche. Inventions de l'Autre, 1987, p. 391).

"Il faut entendre ce terme de « déconstruction» non pas au sens de dissoudre ou de détruire, mais d'analyser les structures sédimentées qui forment l'élément discursif, la discursivité philosophique dans lequel nous pensons. Cela passe par la langue, par la culture occidentale, par l'ensemble de ce qui définit notre appartenance à cette histoire de la philosophie. Le mot «déconstruction » existait déjà en français, mais son usage était très rare. Il m'a servi d'abord à traduire des mots, l'un venant de Heidegger, qui parlait de « destruction », l'autre venant de Freud, qui parlait de « dissociation ». Mais très vite, naturellement, j'ai essayé de marquer en quoi, sous le même mot, ce que j'appelais déconstruction n'était pas simplement heideggérien ni freudien. J'ai consacré pas mal de travaux à marquer à la fois une certaine dette à l'égard de Freud, de Heidegger, et une certaine inflexion de ce que j'ai appelé déconstruction. Je ne peux donc pas expliquer ce que c'est que la déconstruction, pour moi, sans recontextualiser les choses. C'est au moment où le structuralisme était dominant que je me suis engagé dans mes tâches, et avec ce mot là. C'était aussi une prise de position à l'égard du structuralisme, la déconstruction. D'autre part, c'était au moment où les sciences du langage, la référence à la linguistique, le « tout est langage » étaient dominants. C'est là, je parle des années 1960, que la déconstruction a commencé à se constituer comme… je ne dirais pas anti-structuraliste mais, en tout cas, démarquée à l'égard du structuralisme, et contestant cette autorité du langage. C'est pourquoi je suis toujours à la fois étonné et irrité devant l'assimilation si fréquente de la déconstruction à – comment dire ? – un « omnilinguistisme », à un « panlinguistisme », un «pantextualisme ». La déconstruction commence par le contraire. J'ai commencé par contester l'autorité de la linguistique et du langage et du logocentrisme. Alors que tout a commencé pour moi, et a continué, par une contestation de la référence linguistique, de l'autorité du langage, du « logocentrisme » – mot que j'ai répété, martelé –, comment se fait-il qu'on accuse si souvent la déconstruction d'être une pensée pour laquelle il n'y a que du langage, que du texte, au sens étroit, et pas de réalité ? C'est un contresens incorrigible, apparemment. Je n'ai pas renoncé au mot de « déconstruction», parce qu'il impliquait la nécessité de la mémoire, de la reconnexion, de la remembrance de l'histoire de la philosophie dans laquelle nous sommes, sans toutefois penser sortir de cette histoire. J'avais d'ailleurs très tôt distingué entre la clôture et la fin. Il s'agit de marquer la clôture de l'histoire, non pas de la métaphysique globalement –je n'ai jamais cru qu'il y ait une métaphysique; ça aussi, c'est un préjugé courant… L'idée qu'il y a une métaphysique est un pré-jugé métaphysique. Il y a une histoire et des ruptures dans cette métaphysique. Parler de sa clôture ne revient pas à dire qu'elle est finie.
Donc, la déconstruction, l'expérience déconstructive se place entre la clôture et la fin, dans la réaffirmation du philosophique, mais comme ouverture d'une question sur la philosophie elle-même. De ce point de vue, la déconstruction n'est pas simplement une philosophie, ni un ensemble de thèses, ni même la question de l'Etre, au sens heideggérien. D'une certaine manière, elle n'est rien. Elle ne peut pas être une discipline ou une méthode. Souvent, on la présente comme une méthode, ou on la transforme en une méthode, avec un ensemble de règles, de procédures qu'on peut enseigner, etc. Ce n'est pas une technique, avec des normes ou des procédures. Bien entendu, il peut y avoir des régularités dans les manières de poser un certain type de questions de style déconstructif. De ce point de vue, je crois que cela peut donner lieu à enseignement, cela peut avoir des effets de discipline, etc. Mais, en son principe même, la déconstruction n'est pas une méthode. J'ai essayé moi-même de m'interroger sur ce que pouvait être une méthode, au sens grec ou cartésien, au sens hégélien. Mais la déconstruction n'est pas une méthodologie, c'est-à-dire l'application de règles.

Si je voulais donner une description économique, elliptique de la déconstruction, je dirais que c'est une pensée de l'origine et des limites de la question « qu'est-ce que ?… », la question qui domine toute l'histoire de la philosophie. Chaque fois que l'on essaie de penser la possibilité du « qu'est-ce que ?… », de poser une question sur cette forme de question, ou de s'interroger sur la nécessité de ce langage dans une certaine langue, une certaine tradition, etc., ce qu'on fait à ce moment-là ne se prête que jusqu'à un certain point à la question « qu'est-ce que ?».

C'est ça, la différence de la déconstruction. Elle est en effet une interrogation sur tout ce qui est plus qu'une interrogation. C'est pour ça que j'hésite tout le temps à me servir de ce mot-là. Elle porte sur tout ce que la question « qu'est-ce que ? » a commandé dans l'histoire de l'Occident et de la philosophie occidentale, c'est-à-dire pratiquement tout, de Platon à Heidegger. De ce point de vue, en effet, on n'a plus tout à fait le droit de lui demander de répondre à la question « qu'est-ce que tu es ? », « qu'est ce que c'est ? » sous une forme courante".

(Transcripció d'una entrevista feta el 30 de juny de 1992).


Sobre la disseminació

"El doble fons del més que present. L'expropiació no procedeix per tant merament per una suspensió xifrada de la veu, per una mena d'espaiat que puntua, o més be treu d'ell, o en ell, els seus eixos; és també una operació dins de la veu". (1972).


Sobre la lectura

"No es seguro que puedan oponerse y distinguirse lo legible y lo ilegible. Resulta muy difícil mostrarlo en el curso de una entrevista, pero a menudo experimentamos el hecho de que lo dado en la lectura se nos da como ilegible. Por ilegible entiendo aquí, en particular, lo que no se da como un sentido que debe ser descifrado a través de una escritura. En general, se piensa que leer es descifrar, y que descifrar es atravesar las marcas o significantes en dirección hacia el sentido o hacia un significado. Pues bien, lo que se experimenta en el trabajo deconstructivo es que a menudo, no solamente en ciertos textos en particular, sino quizá en el límite de todo texto, hay un momento en que leer consiste en experimentar que el sentido no es accesible, que no hay un sentido escondido detrás de los signos, que el concepto tradicional de lectura no resiste ante la experiencia del texto; y, en consecuencia, que lo que se lee es una cierta ilegibilidad. Mi amigo Paul de Man escribió en alguna parte que la imposibilidad de leer no debería ser tomada a la ligera; no debe tomarse a la ligera cierta ilegibilidad. Tal ilegibilidad no es, ciertamente, un límite exterior a lo legible, como si, leyendo, uno se topara con una pared, no: en la lectura es donde la ilegibilidad aparece como legible".

(Transcripció d'una entrevista)


Sobre l'Ètica

"No hi ha ètica sense presència de 'altre', però també, per conseqüència, sense absència, dissimulació, différance, escriptura. L'arxi-escriptura és l'origen de la moralitat així com de la immoralitat. Obertura no ètica de l'ètica. Com s'ha fet amb el concepte vulgar d'escriptura, sens dubte és necessari suspendre rigorosament la instància ètica de la violència per tal de repetir la genealogia de la moral" (De la gramatologia, 2ª Part, 1967).


Glas
(1974)

Vuitè llibre de Derrida. Llibre de transició vers l'antiestructuralisme.

Llibre a dues columnes, separades per un espai en blanc i fent ús de tipografies diferents. Columna esquerra: comentaris sobre Hegel. Columna de la dreta (del lector): comentaris sobre Jean Genet. Total incoherència, en una i altra columna (amb constants cites (o fragments d'elles) de diferents autors, creuades entre si, en francès, alemany, grec, llatí,...); diferents estils de redacció;... Impossible de seguir un tema (discurs obert, a la manera d'un hipermànic). Sense significat-sentit determinat, ben conduit. Notes que no lliguen o no aclareixen. ... Acostumats a un estil-disciplina de lectura, cerquem en aquest text un sentit; esforç inútil: el text no condueix a res.

El text sobre Hegel prové de les notes per les conferències sobre Hegel que Derrida pronunciarà a la Universitat de Berlín, l'any 1973, convidat per Peter Szondi. ¿Sobre Hegel? Més justament sobre les evocacions que la lectura de Hegel li anava associant i generant.

El text entorn de Genet gira entorn (sic) bàsicament del primer escrit de Genet, Le miracle de la rose (tot i tenir en compte la major part de la seva producció: novel·les, teatre, poemes i correspondència). Lladre compulsiu, homosexual pederasta,... protegit de Sartre (que aconsegueix la seva excarceració), Genet és considerat, per una part destacada de la intel·lectualitat parisina de moda, un geni.

D'aquest dos autors en les antípodes, tant en la forma com en els continguts, Derrida en destaca, en les cites, principalment els fragments textuals més il·lògics i els uneix amb comentaris propis.

¿Quina era la intenció de Derrida? (no seria apropiat escriure "l'objectiu de l'autor": és evident que en Glas no hi ha "autor", en el sentit clàssic- convencional).

¿Què vol dir-nos Derrida amb aquest text estrambòtic?.

Cas de tenir un objectiu (i l'havia de tenir, doncs no es tracta pas d'una boutade, a la manera dadaista o surrealista), aquest tenia uns receptors molt reduïts: l'establishment psicoanalític lacanià. Una mena de psicoanàlisi gramatològic, un exercici formal trencador, innovador, per estar a l'alçada de les tendències dominants, revolucionàries, durant aquesta dècada, un pas més enllà de Tel Quel.

Un llibre indigerible, de lectura in(possible), avorrit, tediós, un discurs saltejat i incoherent sobre el Jo, la família, la sexualitat, la corporeïtat, la nació, la mort, la Veritat i Déu en els textos de Hegel i de Genet, i sobre les seves respectives vides mentre escrivien aquest textos.

Més enllà d'interpretacions múltiples-possibles, podem fer ús de les que, 12 anys més tard (i, per tant, francament sota sospita) de l'escriptura de Glas, en proporciona el mateix Derrida a Glasari (1982):

¿Per què Glas, el títol? "Gl", per Derrida, és el so privilegiat del toc de campana. El llenguatge és una màquina també privilegiada per emetre i rebre llenguatge (sic), tal com l'utilitza (fa sonar) el pensador i l'escriptor ("un do que sols quelcom com l'Esser pot haver produït"). Però... com que el do és un regal, la màquina "glas" s'atura sense previ avís. És un regal "pur", ...no pas hegelià, alemany o local. (¡¡!!) Glas, no és una paraula, és un so –un fonema, un al·lòfon- que pot injectar-se en multitud de paraules/signes escrits (grafemes, morfemes). Per aclarir-ho (més o menys o gens): Glas pot significar essencialment un raig de sol sobre una columna de Hegel, un so sense soroll que permet (a Hegel) parlar-escriure sobre l'home, la cultura o la religió.

Glas, escriu Derrida en la Introducció a Glasari, es feu amb la intenció de fer un llibre "no fonomètric", depenent més de l'escriptura que de la parla: no és possible emetre simultàniament, alhora, dos textos; però si que es pot –tot i ser difícil- "llegir amb un ull a cada columna".

Glas és un text (molts textos fent un text) antifilosòfic, un bricolatge-puzzle de cites, iconoclasta, transgressor, un cramponnement (1995). Un text de Hegel, fet miques i enganxat amb talls de Genet-Freud que el comenten, interrompen i l'empastifen.

Surrealista i psicoanalista alhora, Glas és un text esborrat, cercant que el seu sense sentit pugui suscitar –en el lector- un sentit; un text que ha de llegir-se tal qual (tel quel) com s'interpreta un somni, fent recurs a la simultaneïtat (sincronia) més que a la successibilitat (diacronia), als significats ocults (sense significants, privats de paraules o amb significants dotats de múltiples significats o significants amb significats diversos i alògics).

La columna de l'esquerra permet una (nova) anàlisi filosòfica; per la de la dreta l'anàlisi és literari. La columna en blanc, entre les dues columnes lletrades, hi queda flotant –en suspens- un nou discurs sense paraules, un pur so de campana (Gl!), un raig de llum sobre la columna sonant-silenciosa, un do, el del llenguatge, que pot produir-se (manifestar-se) sobre aquest espai buit, en blanc (oposat al negre de la lletra impresa), donant veu a la veu que no en tenia (de veu): la més pura originalitat (l'esperança del "entre", la columna-línea de différance).

(Glas, inicialment era sols una recensió-assaig sobre un llibre de l'omnipresent Philippe Sollers, Numbers. En aquest llibre, anunciat com una novel·la d'un centenar de pàgines, hi passa tot i no hi passa res; la seva redacció és totalment incongruent. "...el paper s'estava cremant, i era qüestió de totes les coses dibuixades i totes les pintures projectades allà de la manera regularment distorsionada, mentre una frase deia: existeix la superfície exterior". Això no és una cita, extreta d'una pàgina qualsevol del llibre de Sollers; és tal qual com comença el llibre. Abans hi ha una dedicatòria en rus. A la pàgina següent, abans del inici del text transcrit, un epígraf en llatí (Seminaque innumero numero summaque profundo). Cent pàgines més endavant la no-novel·la s'acaba amb aquest text: "...cremat i rebutjant posar la tapa sobre el seu espai i profunditat quadrats –(1+2+3+4)2 = 100" , seguit de dos grans ideogrames xinesos. Entre aquell inici i aquest final: trencaclosques absolutament incongruents, deslligats, més escriptura xinesa, textos requadrats, cites i més cites (de Pascal, de Marx, de Nicolas de Cusa, de Nietzsche, de Mao Tse-tung i de ... Bourbaki (pseudònim d'un grup de matemàtics, francesos de París i axiomàtics, que posen sota sospita tota matemàtica). En fi..., a tal text tal comentari de text.

Tal qual com sentencia Derrida, "Glas no és un llibre" i Numbers tampoc, encara que són no-llibres del volum d'un llibre, ple d'articles inarticulats.

 

(Sessió 28 de gener de 2010)

Història de la mentida (Derrida)

 

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